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Aujourd’hui, au Conseil provincial, de nombreux dossiers étaient présentés. Retenons notamment la présentation de la première modification budgétaire qui note une amélioration du résultat initial à l’exercice propre. Mais surtout, ce sont les projets de supracommunalité en faveur des communes et des citoyens hainuyers qui ont retenu l’attention des conseillers provinciaux dans un contexte d’actualité où l’institution provinciale fait à nouveau débat.

Serge HUSTACHE, Président du Collège provincial, s’est exprimé ce matin à ce sujet :

« Au moment où notre assemblée se prépare à voter le co-financement de projets supracommunaux à hauteur d’un million d’€ - preuve de la vitalité et de la bonne santé de cette institution provinciale. Ces montants pourraient même augmenter en cours d’année - voilà donc que nous parviennent des états-majors de partis les échos de convergences sur la réforme/suppression des provinces.

La situation est somme toute cocasse : les « négociateurs » du CDH, d’Ecolo et du MR en appellent à remplacer notre institution par une structure supracommunale pour réaliser… ce que nous sommes précisément en train de faire.

Dans le contexte de crise que connaît le monde politique francophone, je prendrai à mon compte les mots prononcés par une éminence wallonne proche du dossier : « keep quiet ». Effectivement : gardons notre sérénité tout autant que notre détermination et ne soyons pas de ceux qui montent au créneau pour défendre un quelconque statut d’élu.

Il ne s’agit pas de nous.

Ce qui m’intéresse aujourd’hui ce sont les services qui sont rendus à la population et le devenir de celles et ceux qui les concrétisent au jour le jour : je veux parler des 10 000 agents qui lisent l’actualité en se disant sans doute : « pourquoi serions-nous les victimes expiatoires d’une crise que nous n’avons pas voulue et sur laquelle nous n’avons aucune prise ? ».

La carrière de ces agents et le maintien sont et resteront notre priorité.

Puisque le dossier est – à nouveau - sur la table, il nous revient d’exiger d’y être associés. Réformer la gouvernance locale est tout sauf une ineptie mais c’est par la concertation que l’on peut y parvenir plutôt que par les ukazes. Les élus provinciaux doivent être acteurs d’une réforme concernant aussi les élus communaux et ceux qui ont entrepris de construire les communautés de territoire. Ensemble, nous pouvons organiser une gouvernance multi-niveaux cohérente et ne nécessitant pas de révolution institutionnelle, voire l’apparition de structures nouvelles pour en remplacer d’autres.

J’ai aujourd’hui le sentiment que ceux qui se penchent sur ce dossier de la gouvernance locale nous méconnaissent complètement et n’ont jamais fait l’effort de venir à notre rencontre pour entendre nos préoccupations et surtout mesurer la qualité de ce que nos services réalisent. Je ne comprendrais pas que les déclarations de convergences d’un jour de juin ne soient pas suivies d’un dialogue associant tous les acteurs concernés. On ne peut pas réformer quelque chose que l’on ne connait pas !

Je n’ai pas eu le sentiment, en concrétisant le dossier de la supracommunalité, que les communes snobaient l’aide et l’expertise que nous pouvons leur apporter.  Que du contraire : nous finalisons aujourd’hui 12 co-financements qui doperont objectivement la dynamique et la qualité de vie des territoires. Cette supracommunalité que les négociateurs entendent construire existe bel et bien. Elle est  sous nos yeux.

Alors, nous avons tous ici une responsabilité politique majeure : celle de sensibiliser les instances de nos partis respectifs à mieux nous connaître. Bâtir une réforme institutionnelle en partant d’une  méconnaissance des enjeux et des implications financières et humaines qu’ils impliquent serait une faute ! Ne pas capitaliser sur les réformes de gouvernance déjà réalisées dans les provinces en serait une autre ! Une conséquence de ces réformes n’était-elle pas qu’en ce moment se trouvait sur la table du gouvernement la finalisation de projets de décret confiant de nouvelles missions à notre institution en matière de gestion des cours d’eau et d’accueil des gens du voyage ?

La dynamique du Printemps de la Province et la mobilisation qu’il a engendré sont resté inaudibles auprès de ceux qui ne voulaient pas les entendre. Je regrette que les responsables des partis politiques n’aient pas saisi cette occasion de prendre le pouls de ce qui anime notre personnel. Mais peut-être n’avons pas accompli notre devoir d’élu pour les sensibiliser à ce moment opportun.

Redoublons donc de détermination et envoyons ce message positif à nos agents : ce qu’ils font chaque jour a du sens et s’il est un acte que nous devons poser c’est celui d’en convaincre celles et ceux qui, demain, nous appelleront pour en débattre. Car je ne peux pas me résigner à l’idée qu’ils ne le fassent pas : le débat est l’essence même de la démocratie et de cette gouvernance nouvelle que nous appelons, nous aussi, de nos vœux ; »

En séance du Conseil provincial de ce 27 janvier, le Président du Collège provincial, Serge Hustache est intervenu sur le suivi du monitoring et les finances provinciales.

Retraits de subventions, financement des zones de secours des pompiers, la Province de Hainaut a peiné à établir son budget qui verra apparaître une nouvelle taxe depuis 20 ans.

A l’heure où tous les niveaux de pouvoirs sont touchés durement par la crise financière, à l’heure où le spectre des licenciements et restructurations touche malheureusement plusieurs communes, la Province de Hainaut parvient à maintenir le cap de l’équilibre grâce aux efforts entrepris depuis 2009.

Au forceps… et sans hypothéquer l’avenir ! La Province de Hainaut vient de présenter son budget 2015 à l’équilibre. Pour répondre aux exigences wallonnes, elle consacrera 6,3 millions d’’€ au financement des zones de secours. Trouver ces moyens supplémentaires liés à la supracommunalité a impliqué un important travail de recherche d’économies. En épargnant le personnel et en gardant une fiscalité douce.

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